Azur entreprises et commerces - 115 : Janvier-Février 2017

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Une même ambition collective : mobiliser, ensemble, les entrepreneurs et acteurs de l'écosystème numérique pour accélérer la croissance des start-ups sur le territoire.

Début 2017, la French Tech Côte d'Azur aligne 48 “Champions”, dont les belles success stories de Qwant, Median Technologies, Feeligreen, VuLog...

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Innovation

French Tech Côte d'Azur, une grande année qui s'annonce

Forte d’un label confirmé, de sa présence dans le dispositif FT Ticket et 3 réseaux thématiques nationaux, la French Tech azuréenne va passer une nouvelle étape : nouvelle équipe opérationnelle, budget de fonctionnement, plus son bâtiment « totem » inauguré le 19 janvier à Sophia Antipolis.

Bonjour la French Tech Côte d'Azur 2.0 ! La nouvelle version s'est annoncée dès début janvier. Fort de la confirmation de son label en juillet dernier à l'issue de l'évaluation à un an et d'une nouvelle labellisation pour trois réseaux thématiques (#Ed Tech #Entertainment, #Security #Privacy et #CleanTech #Mobility) le mouvement French Tech azuréen a engagé une nouvelle étape. Elle est marquée par l'arrivée d'une nouvelle direction opérationnelle pilotée par les entrepreneurs de l'association French Tech Côte d'Azur, par l'attribution d'un budget de fonctionnement, par l'inauguration d'un bâtiment "Totem" (l'ancien centre administratif de Sophia Antipolis et siège du Symisa au cœur de la technopole) et par l'organisation de quelques beaux événements comme le concours Get In The Ring France en janvier, le Printemps de l'innovation les 16 et 17 mars, BA06 Event le 23 mars. Le deuxième étage de la fusée.


Ce que le label a apporté


Sur la Côte d'Azur, ce mouvement start‑up ne date certes pas d'hier. Il a débuté pleinement avec le nouveau siècle. L'an 2000. Le terreau il est vrai était bon avec Sophia Antipolis, ses centres de R&D, ses labs et campus offrant une fabuleuse "boîte à outils technologiques", avec Nice, en marche vers la "smart city", avec Cannes, temple du cinéma et de l'aérospatiale, et avec Grasse, leader mondial de la parfumerie. Mais la labellisation French Tech aura cristallisé et dynamisé ces potentiels. Elle a eu aussi comme premier effet positif de réunir ces quatre pôles dans une même ambition collective : mobiliser, ensemble, les entrepreneurs et acteurs de l'écosystème numérique pour accélérer la croissance des start‑ups sur le territoire.


Le label aura permis aussi de se compter et de se comparer aux 13 autres métropoles French Tech. Les derniers chiffres réunis par la CCI Nice Côte d'Azur, partenaire majeur de l'opération, sont significatifs : les Alpes-Maritimes alignent 1 683 entreprises TIC numériques avec près de 23 000 emplois et un chiffre d'affaires de 4,2 milliards d'euros dont 53% à l'export. Côté start‑up, il est recensé 338 créations entre 2012 et 2014 sur le territoire, assorties de 110 levées de fonds pour un montant global de 220 M€ depuis 2010. Un foisonnement et des jeunes pousses "reconnues" comme en témoignent les 65 distinctions, les 20 prix internationaux recueillis depuis 2012 et les "Pass French Tech" dont ont pu bénéficier plusieurs "pépites".


La French Tech Côte d'Azur a pu aussi identifier ses champions. Elle en aligne 48 avec quelques belles "success stories" comme Qwant, Median Technologies, Feeligreen, VuLog, etc. Autant de projets qui ont levé beaucoup de fonds, ont recruté et ont pu casser ce "plafond de verre" des 20 salariés qui a été longtemps celui auquel se heurtaient les start‑up azuréennes.


Un écosystème qui s'est fortement étoffé


À ce tableau, vient s'ajouter la montée en puissance des structures d'accompagnement. Un élément essentiel dans le développement des jeunes pousses innovantes. Les incubateurs avaient ouvert le chemin : incubateurs PACA‑Est, Télécom ParisTech Eurecom, Inkubateur SKEMA. Depuis, la chaîne de l'innovation s'est étoffée avec en amont, au départ du projet, les SATT (Société d’Accélération du Transfert de Technologies), et en aval les accélérateurs (Accélérateur Allianz à Nice, EIT Digital à Sophia, BA06…). Ce sont ces derniers qui poussent à aller à l'international et à transformer les start‑up en "scale‑up", un changement d'échelle permettant de passer au stade d'ETI, ces entreprises de taille intermédiaire qui manquent cruellement à l'économie française.
Parallèlement, l'écosystème s'est nettement renforcé à partir de structures d'accueil (Business Pôle à Sophia Antipolis, CEEI et 27 Delvalle à Nice, InnovaGrasse, ou encore Bastide Rouge à Cannes), d'associations de Business Angels (SBA, Angels' Bay Invest) ou d'entrepreneurs du numérique (Telecom Valley, Nice Start‑up), la constitution de clusters (Côte d'Azur Sport Tourisme, Educazur), la tenue d'hackathons, de challenges (Jeunes Pousses de Telecom Valley, Digital In Pulse d'Huawei). En attendant, sur ce créneau de l'animation de l'écosystème, l'arrivée de "poids lourds", comme le Village by CA du Crédit Agricole qui ouvrira en septembre à Sophia. Autre élément porteur : l'Université Côte d'Azur, désormais labellisée IDEX (Initiative d'excellence), avec un projet qui a mis résolument le cap sur l'innovation.


Bref, l'alignement des planètes pour Eric Leandri et Fabrice Moizan, les deux co‑présidents de la FTCA qui va s'internationaliser un peu plus avec les French Tech Tickets, les trois projets étrangers qui lui ont été attribués et seront incubés par PACA‑Est : Shoe Hunter (achat chaussures), Kedzoh (apprentissage sur mobile) et Bobbli (achat vêtements ou objets vus à la TV). Une grande année 2017 qui s'annonce pour cette French Tech Côte d'Azur 2.0.


La French Tech Côte d'Azur en force au CES de Las Vegas


Greenerwave (Nice) et sa solution unique au monde pour l'amélioration des réseaux sans fils à l'intérieur des bâtiments ; Key Infuser (Sophia) et son robot‑doigt qui fait en boutique la démo pour les objets connectés ; Sensineo (Nice) et son tracker de déplacements bio-connectible ; ZMARTinside (Grasse) qui rend le marché de la domotique accessible à tous : ce sont les cinq start‑up azuréennes qui sont parties début janvier au CES de La Vegas sous l'aile du Pôle SCS.


D'autres entreprises de la French Tech Côte d'Azur participaient également à ce salon mondial, le plus grand pour ce qui concerne l'électronique grand public (170 000 participants, 3 800 exposants et 8 000 journalistes). Ainsi VuLog, la start‑up niçoise qui venait pour la première fois au CES accompagner le lancement sur le marché américain de sa solution d'autopartage nouvelle génération. Ou Myxyty (Sophia Antipolis), primé cette année comme l'an dernier pour MyxyPod, qui se trouvait sur le stand du groupe La Poste. Pour Olivier Courtade, fondateur de Myxyty, cette présence à Las Vegas lui a donné à la fois de la crédibilité et beaucoup de visibilité."Le groupe français a attiré toutes les délégations et de plus, un award nous a été remis dans le cadre du salon". Nicolas Martiquet est satisfait de ce déplacement."Nous avons eu énormément de contacts avec des distributeurs et des médias ainsi qu'avec quelques investisseurs. Notre produit sera commercialisé fin avril et il est encore trop tôt pour les contrats. Mais nous sommes déjà en négociation pour les tarifs".


Fondatrice de Key Infuser (Sophia Antipolis), qui présentait son robot-doigt, Domitille Esnard-Domerego n'aura jamais eu autant d'occasions de rencontrer des groupes français qu'au CES. A des milliers de kilomètres de Paris. "C'est assez surprenant. Tous les Français se retrouvent aux Etats‑Unis. Mais le CES nous a apporté aussi des opportunités internationales de business et nous a donné en plus l'occasion d'une formidable veille technologique."


La citation En images48 champions

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