Azur entreprises et commerces - 123 : Septembre-Octobre 2018

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pecherie_azureenne-004.jpg Steven et Kevin Mamelin ont réussi une croissance exemplaire © Dinkymage
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La Pêcherie Azuréenne : les raisons du succès d’une jeune PME

Avec une augmentation significative de son chiffre d’affaires lors des dernières années (+87% en 2016), la PME familiale de Mouans‑Sartoux a su efficacement se positionner sur son créneau : la vente de produits de la mer aux restaurateurs. Rencontre avec Kévin Mamelin, qui explique comment il fait performer son activité.

« A demain au travail. Oui. 3 heures. » Il est midi et la quinzaine de salariés de la Pêcherie Azuréenne, dans la zone industrielle du chemin des Plaines de Mouans‑Sartoux, quitte tour à tour les locaux en montant à l'étage au bureau saluer le patron, Kevin Mamelin. Les dernières commandes ont été livrées, tout est nettoyé, rangé, la journée de travail est terminée. Mais si l'on finit tôt à la pêcherie, on y démarre encore plus tôt qu'en boulangerie. La marée n'attend pas chez ce grossiste en poissonnerie qui, depuis la création de la société en 2013, connaît une superbe progression de son chiffre d'affaires sur le seul créneau de la vente aux restaurateurs. Un marché qui va de Saint‑Laurent du Var à Théoule mais se concentre principalement sur Cannes, Antibes et Juan.

L'évolution du chiffre d'affaires de la société est, en effet, éloquente. Il révèle une croissance presque insolente : 1,9 M€ la première année (exercice arrêté fin septembre 2014) ; 2,5 M€ en 2015 ; 3,6 M€ en 2016 ; 4,4 M€ en 2017. « Nous clôturons l'exercice dans quelques jours sur un chiffre d'affaires 2018 de 5,1 M€ », note Kevin Mamelin qui dirige l'entreprise avec son frère Steven. Kevin s'occupe ainsi du commercial, de la relation avec les clients... Steven, son cadet de deux ans, traite lui des achats à travers le réseau français de mareyeurs.

Les raisons d'un succès qui s'est affirmé dès le départ ? L'expérience et la connaissance du secteur. « Nous avons toujours fait ce métier, explique Kevin, la trentaine. Quand nous avons fondé la société en 2013 avec notre père, Franck, nous travaillions chacun de notre côté dans des sociétés différentes mais qui opéraient dans ce secteur. Tout naturellement, nous avons choisi de partir de suite sur la restauration. Dans ce métier on peut toujours s'improviser. Mais cela ne dure pas ».

Pour se différencier, d'autre part, le choix a été fait d'emblée sur des produits de la mer, poissons, coquillages, crustacés, de haute qualité. « Si nous traitons toute la gamme, du poisson d'élevage à la pêche artisanale, nous nous sommes engagés à ne servir que le meilleur : cabillaud et saumon qui viennent d'Islande et de Norvège et transitent par Boulogne‑sur‑Mer, encornets et soles petit bateau, coquilles Saint‑Jacques venant de Boulogne également, homards canadiens, rougets du Maroc et autres produits spécifiques... » Dans l’atelier de Mouans, l’équipe de la jeune PME assure la découpe, le filetage et le calibrage pour les restaurants qui en font la demande. « Mais ce que nous privilégions, et qui fait je pense notre force, c'est la proximité avec les clients, l'écoute que nous pouvons avoir et le maintien des prix », estime Kevin Mamelin.

Les perspectives d'évolution ? Les deux frères comptent bien continuer la croissance à deux chiffres. « Pour cela, nous lançons des opérations de télévente assorties de promotions, nous nous concentrons de plus en plus sur les gros clients (certains représentent plus de 200 000 euros d'achats annuels), mais nous nous attaquons aussi au marché des palaces cannois et nous comptons nous élargir sur Nice » poursuit Kevin Mamelin. Mais son rêve à lui, au‑delà de faire monter le chiffre d'affaires, c'est d'obtenir la plus belle des reconnaissances professionnelles. Spécialiste de la découpe du poisson, de sa transformation, de l'hygiène et de l'écoute client, il compte se présenter au prochain concours du Meilleur Ouvrier de France. Un titre de MOF qui pourrait couronner toutes ces journées commencées... Bien avant l'aube.

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