Azur entreprises et commerces - 121 : Mars-Avril 2018

Archives

Toutes les vidéos

Mode d'emploi

Collapse

Uncollapse

Soyez informé de la mise en ligne de votre prochain E-Mag

Envoyer Fermer

Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

Votre inscription a échoué

* Champs obligatoires

Patrick-Gaziello.jpg Patrick Gaziello, dirigeant de l’entreprise © Rédaction

Il ne suffit plus de bien travailler, il faut aussi savoir se mettre en avant, se faire connaître autrement que par le simple bouche-à-oreille. Aujourd’hui, il faut avoir un site internet, intéresser les médias, développer un réseau plus vaste, capter des clients au-delà de nos frontières… Avant, je n’avais même pas de devanture à mon atelier !

Patrick Gaziello, dirigeant de l'entreprise

Retour En avant

PME

Pourquoi La Ligne Claire s'exporte de la Trinité à Londres

La marque de l’ébénisterie Gaziello fondée en 1955 à La Trinité est spécialisée dans l'agencement sur-mesure de mobilier. Un savoir‑faire qui a su séduire de grands clients.

Dès 1987, La Ligne Claire est une PME qui a eu l’esprit start‑up avant l’heure. Et qui ose l’export sans complexes : Patrick Gaziello explique comment il est parvenu à se faire connaître après de grands clients à Londres... Rencontre avec un passionné, pour qui le bois fait partie de l’ADN familial. L’ébénisterie Gaziello a tout d’abord changé de nom et s’est rebaptisée La Ligne Claire, en hommage au trait limpide du dessinateur Hergé, le père de Tintin. Une métamorphose qui n’est pas que syntaxique. Car depuis la création de l’entreprise par son père Antoine en 1955, le métier a profondément évolué... « La façon de travailler a changé. La communication est désormais très importante. Il ne suffit plus de bien travailler, il faut aussi savoir se mettre en avant, se faire connaître autrement que par le simple bouche‑à‑oreille. Aujourd’hui, il faut avoir un site internet, intéresser les médias, développer un réseau plus vaste, capter des clients au-delà de nos frontières… Avant, je n’avais même pas de devanture à mon atelier ! Il faut aussi entretenir un dialogue de confiance avec sa banque afin de pouvoir rebondir à tout moment si de nouvelles perspectives apparaissent, par exemple pour nous permettre d’investir dans une ou plusieurs machines pour répondre à des commandes particulières ».


Et puis le métier en lui-même évolue aussi : « On doit se former à de nouvelles techniques de travail, à l’utilisation de nouvelles matières ou de nouveaux matériaux comme la pierre acrylique naturelle créée par Hi-Macs® ou le Corian® de plus en plus en plus utilisés, mais aussi le métal, les stratifiés, etc. Cela ne suffit pas, l’ébéniste doit également apprendre à utiliser des machines numériques, être capable de faire des dessins à l’aide d’outils informatiques, répondre aux nouvelles tendances et normes ! ».


Une remise en question permanente qui permet aujourd’hui à l’entreprise d’exporter son savoir-faire jusqu’à Londres, ou le travail de la Ligne Claire a su séduire. « Avec l’avènement de tous les grands magasins de meuble, notre clientèle a évolué, elle aussi. Désormais, notre activité touche davantage des clients haut de gamme qui formulent des demandes spécifiques et parfois atypiques, comme cet immense dressing intégré dans une chambre en forme de coupole que nous avons réalisé pour des particuliers installés près de Monaco. Ou encore un meuble de rangement de 17,5 mètres, laqué et piétements en inox dans la masse ! Nous intervenons également pour des professionnels qui souhaitent des agencements premium pour leur boutique : du plus classique au plus original, mais toujours avec une finition irréprochable ».


L’avenir ? Patrick Gaziello reste prudent malgré le succès actuel de la Ligne Claire, son repositionnement réussi et la conquête d’une nouvelle clientèle : « Il m’est difficile d’affirmer si la relève sera assurée, surtout pour une petite structure comme la nôtre. Il faut bien le dire, la nouvelle génération ne montre pas beaucoup d’intérêt pour le travail du bois et l’agencement mobilier. Cela nous pose d’ailleurs un problème de recrutement de main‑d’oeuvre qualifiée et autonome. Quoi qu’il en soit, mon équipe et moi-même sommes très motivés : nous sommes sur le point d’investir dans un centre d’usinage et une nouvelle plaqueuse de chants. Par‑dessus totu, nous aimons notre métier et rien ne nous rend plus heureux qu’un client qui est pleinement satisfait par la réalisation du projet qu’il nous a confié ».


Le mot de Patrick Gaziello

Orientez votre tablette horizontalement pour profiter des contenus enrichis.

CCI_Nouveau-logo_splash.png Notre Emag ne prend pas en charge la lecture sur mobile pour le moment. Nous vous invitons à le consulter sur tablette ou ordinateur. Continuer tout de même