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AzurE1804_N121_Marineland_Picot_REDIM.jpg Pascal Picot, directeur général de l’entreprise
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Focus

Marineland : le premier parc aquatique d'Europe en plein renouvellement

Atout de la destination Côte d'Azur, le Parc est le premier employeur de saisonniers dans le département.

Pour Marineland à Antibes, il y a désormais un avant et après le 3 octobre 2015. Avant et après les dramatiques inondations qui ont ravagé la Côte et ont submergé le parc aquatique. Un vrai traumatisme pour le plus grand parc marin d'Europe. Car ses installations et ses bassins, comme toute la vallée de la Brague, ont été sévèrement touchés et il a fallu de gros travaux pour une remise en état. « Le temps de mener un chantier qui a coûté 12 millions d'euros, Marineland a dû fermer pendant six mois », rappelle Pascal Picot nommé en mai 2017 à la direction générale par le propriétaire, le groupe espagnol Parques Reunidos. « Depuis nous n'avons pas encore retrouvé le niveau de fréquentation d'avant les inondations. Le parc dépassait le million de visiteurs annuel avant 2015. Les années 2015 et 2016, impactées par la fermeture, en sont loin et 2017 n'a permis de remonter qu'à 850 000 visiteurs. Pour 2018, nous espérons atteindre 900 000 ». C'est aussi à cet ancien du groupe Pierre & Vacances Center Parcs qu'a été confiée la tâche d’assurer et soutenir le développement du parc, autour de sa mission première : apprendre, découvrir, s’amuser.


Un challenge difficile. Fondé en 1970 par Roland de La Poype, le parc marin s'impose comme l'un des atouts de la Côte d'Azur en termes d'attractivité touristique. C'est aussi un acteur économique essentiel. Avec 500 emplois estivaux qui viennent s'ajouter aux 160 CDI, c’est le plus gros employeur de saisonniers du département. Cela sans compter les sous-traitants pour la gestion de l'eau, des espaces verts, pour la propreté et toutes les retombées pour les hôtels, restaurants et services de la Côte. Un phare pour le tourisme azuréen, donc. Or, le parc est confronté à deux problèmes. Le premier : celui d'une baisse de fréquentation causée en partie par la fermeture de plusieurs campings de la Brague situés en zone inondable. Le second : le renforcement du mouvement anti-captivité suite aux inondations. Depuis la réouverture, des associations viennent manifester régulièrement à l'entrée du parc. Et surtout, elles étaient en passe d'obtenir une interdiction de reproduction des dauphins en captivité. A terme, cela signait la fin des parcs aquatiques français.


Une menace pour l'instant écartée : le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté en janvier. Mais l'époque a changé et le parc doit se renouveler. « Il s'agit de renforcer la dimension pédagogique, diversifier les activités, travailler à la préservation de la faune sauvage... Nous venons d'ouvrir une exposition des 100 plus belles photos de nature qui vient du Muséum naturel de Londres. Elle montre toute la beauté de la nature et l'importance de la protéger. Nous rénovons le centre de la faune sauvage, batterie du Graillon à Antibes », souligne Pascal Picot. « Et à l'intention des jeunes, nous avons entrepris avec des étudiants de l'université de Nice Sophia Antipolis la digitalisation pour smartphones de toute la communication éducative. Nous intervenons dans des cours à l'université et nous sommes intégrés dans l'économie locale ». Marineland vient d'autre part d'ouvrir sa première attraction 5D et les idées ne manquent pas pour de nouveaux développements. « Nous avons des projets animaliers, de création de nouveaux bassins. Nous avons l'argent et la capacité de réaliser. Mais pour l'instant, nous sommes bloqués. Les modifications du PPRI (Plan de Prévention du Risque inondation) ne sont pas encore sorties et nous ne savons pas ce qu'il nous sera possible de faire ».


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