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La collaboration et la coopération des équipes : sur ce terrain-là, Virbac peut battre tous ses concurrents.

Sébastien Huron, président du directoire

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Interview

La feuille de route de Sébastien Huron, nouveau président du directoire de Virbac

À 47 ans, il prend les commandes du laboratoire vétérinaire azuréen, qui emploie 4 850 personnes dans le monde, dont 1 000 en France pour un chiffre d'affaire de 862 millions d'euros en 2017.

Comment succède-t-on à l’emblématique Eric Marée, président du Directoire de Virbac 18 ans durant et qui a fait valoir ses droits à la retraite ? « Sereinement », répond Sébastien Huron, nommé en décembre à la présidence du laboratoire vétérinaire carrossois, n°7 mondial de la santé animale. « Très sereinement même puisque j’ai rejoint le Directoire de Virbac en 2012. J’ai donc travaillé avec Eric Marée en grande proximité, pour ne pas dire en grande complicité, durant cinq ans, ce qui me permet d’aborder ma nouvelle fonction de manière ambitieuse, avec la volonté de continuer à transformer le groupe pour le préparer à l’avenir et retrouver sa croissance historique ».


D’où une feuille de route stratégique qui entend répondre à deux questions : Où jouer ? Comment gagner ? « En ce qui concerne les terrains de jeux, deux zones prioritaires sont plus particulièrement ciblées. Les pays émergents comme la Chine ou le Brésil où l’on est encore trop peu présent, alors que ces marchés sont porteurs, avec des dynamiques de croissance bien supérieures à ce que l’on connaît en Europe. Et, bien sûr, les Etats-Unis, marché incontournable qui pèse environ 40% du marché mondial, où il s’agit de régler nos difficultés pour reconquérir des parts ». En 2015, un contrôle de la Food and Drug Administration avait en effet contraint le groupe à fermer temporairement son usine américaine de Saint Louis. Si la production a finalement assez vite repris, l’autorisation de remise sur le marché des produits s’est, elle, étalée sur deux années. « Quand vous avez été absent deux ans, le marché s’habitue à vivre sans vous. Pour recapturer des parts, il nous faut donc du temps, de l’énergie, des ressources et des compétences ». Parmi elles, l’ex‑n°1 de la division Animaux de compagnie de Boeringher n°2 mondial du secteur, recruté mi-2017 pour redynamiser le volet commercial de la filiale.


Voilà pour le terrain. Quid désormais de la manière ? « Virbac n’est pas un laboratoire de santé classique mais un laboratoire vétérinaire qui essaie de répondre aux besoins des vétérinaires, lesquels se placent aussi hors du segment pharmaceutique », explique-t-il. Ainsi, le pet food, « un axe de développement d’autant plus important que notre aliment, à base de protéines animales et de légumes, est reconnu comme l’un des tout meilleurs du marché ». Ainsi, aussi, les produits d’hygiène comme le dentaire, la dermatologie ou encore, dans un autre domaine, le diagnostic.


Et puis, il y a cette volonté de créer des « Virbac buster », des produits capables de générer 50 millions d'euros de chiffre d’affaires quand la plupart des grosses références de Virbac font entre 10 et 30 millions d'euros. « On veut investir, mettre des ressources et des budgets pour développer ces marques-là et ce, aussi bien en innovation qu’en géoextension et en marketing ». Enfin, souligne Sébastien Huron, marqué à son arrivée en 2006 chez Virbac « par le fort niveau d’engagement des employés : l’une des dimensions clés du "comment gagner", c’est la collaboration et la coopération des équipes. Je pense que sur ce terrain-là, Virbac peut battre tous ses concurrents ». Des effectifs qui ne s’étofferont pas à court terme, « parce qu’on est au bon niveau et que notre priorité aujourd’hui est de réduire la dette avant d’investir plus lourdement ». Autrement dit, « on est plutôt dans le run que dans le change ».


Le mot de Sébastien Huron

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