Azur entreprises et commerces - 123 : Septembre-Octobre 2018

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En un seul lieu j’ai eu toutes les réponses et des pistes intéressantes qui me permettent d’y voir plus clair...

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Export

Nice : une journée pour passer à l'international

Le 27 septembre, la CCI a proposé aux PME‑PMI azuréenne d’évaluer, structurer et valider leurs projets d’internationalisation : les marchés étrangers, ce n’est pas que pour les grands groupes !

Il est des rendez‑vous qui permettent aux entreprises d’aller plus loin. En l’occurrence, les Journées de l’International permettent aux entreprises d‘aller jusqu’au bout du monde ! Durant deux jours à Marseille puis à Nice, les experts de l’international ont accueilli les TPE et PME régionales. Car il n’est pas facile en effet pour les petites structures qui ont la volonté de proposer un produit ou un service à l’international de se lancer, sur- tout si c’est la première fois. De l’idée à la réalité le chemin est complexe. Quel pays choisir ? Comment s’acquitter des formalités administratives, douanières ? Existe‑t‑il une concurrence locale mais surtout comment appréhender la réalité économique, sociale et politique du lieu ? Plus encore ce produit ou ce service est‑il adapté à ce pays ? Toutes ces questions, faute de réponses, sont autant de freins pour franchir le pas. Trouver en un seul lieu plus de 40 experts de l’export est donc une opportunité extraordinaire pour recueillir des renseignements, des contacts et des informations précieuses et précises. Après deux ateliers consacrés l’un à l’intelligence économique au Moyen‑Orient et l’autre à la propriété industrielle en Asie, les dirigeants et responsables export des entreprises ont pu rencontrer dans le cadre de rendez‑vous individuels les experts pays (Business France, Chambres françaises à l’étranger...) ainsi que les représentants de la Team Sud Export déployés en région Sud Paca (CCI International, BPI France, CCE...). La Région Sud a été choisie pour expérimenter la mise en œuvre du parcours régional des entreprises à l’export : un guichet unique rassemblant tous les professionnels de la filière. En partenariat avec Business France et la CCI Régionale PACA, la team composée d’experts à l’international et de chefs d’entreprise est désormais en charge de construire le parcours des entreprises à l’export.

Un accompagnement qui a séduit de nombreux primo‑exportateurs. Parmi eux, réunis le 27 septembre à la CCI Nice Côte d’Azur pour cette journée 100% international, Norah Luttway, créatrice de Noliju (Nice), qui développe une gamme complète de vêtements de sport pour femmes, spécialement adaptés à la course à pied. « J’ai occupé pendant plus de 20 ans des postes importants au sein de grandes marques du vêtement, Petit Bateau, Naf-Naf, Carnet de Vol avant de décider de lancer ma propre griffe pour les femmes, indique Norah Luttway. Avec un objectif ambitieux : unir le style et le sport. Il n’existe pas vraiment de marque de sport que l’on puisse porter à toute heure en toute élégance. Nos produits sont fabriqués à partir de tissus européens et confectionnés en Europe. Ma première collection a été lancée en septembre 2016. » Les vêtements sont principalement commercialisés sur le site en ligne, mais la vente se développe aussi dans des boutiques éphémères, choisies dans des lieux stratégiques comme l’Aéroport Nice Côte d’Azur, dans des palaces azuréens, à San Francisco, à Paris et bientôt à New‑York. « La marque est connotée luxe, mais en réalité nos produits sont très abordables et s’adressent aux femmes actives passionnées de running. En France il manque encore cette culture Active Wear. En revanche j’ai eu de très bon retour dans les lieux de vente et sur mon site de la part de clientes allemandes, asiatiques ou américaines ».

La réflexion sur l’export est donc essentielle. « J’ai commencé la traduction de mon site en Allemand où la demande est très forte. Mais je veux aller plus loin et je souhaite aujourd’hui développer la marque en Asie et aux USA. J’ai assisté à cette journée pour avoir des réponses. Quel serait le mieux pour moi : signer avec des distributeurs, travailler avec des influenceurs locaux ? Quelle est la réalité des marchés asiatiques et américains, leurs potentiels, etc. Ce sont les réponses que je suis venue chercher aujourd’hui. Par ailleurs, les workshops étaient intéressants, car ils donnaient des informations sur les marchés asiatiques et ceux du Moyen Orient ».

Même avis positif sur la Journée de l’international azuréenne pour Thierry Boucard, le PDG d’Exatec Group (Menton), dont l’activité est unique : l’entreprise recycle des distributeurs de billets de banques ! « Les banques dépensent beaucoup d’argent pour les détruire. Or nous sommes capables de les remettre entièrement à neuf, souligne Thierry Boucard. Notre démarche écologique a déjà séduit des établissements qui ont choisi de nous revendre ce matériel plutôt que de le détruire. Le coût de ces distributeurs recyclés est 50% moins chers que les neufs. Une fois entièrement remis en état, les distributeurs sont revendus notamment en Afrique où les besoins sont immenses ». Exatec est aujourd’hui présent dans 50 pays du continent africain. Le groupe réalise 15% de son chiffre en France et le reste à l’international :  « L’export nous connaissons bien, souligne le PDG de l’entreprise. Mais nous devons passer à la vitesse supérieure. Il faut désormais nous installer sur notre marché. Mais quel pays d’Afrique choisir ? Comment apprécier le marché, la réalité au plan économique mais aussi culturel ou cultuel et quels organismes financiers peuvent nous accompagner ? Autant de questions qui m’ont amené ici. En un seul lieu j’ai toutes les réponses et des pistes intéressantes qui me permettent d’y voir plus clair. Sans aide, je ferais en cinq ans ce que je vais désormais faire en un an ! »

« La team Sud Export possède les clés et les réseaux ». Pour Florina Mihaleva, Responsable commerciale grands comptes des Laboratoires pharmaceutiques Genévrier (Antibes), l’objectif est de développer trois gammes de produits dermo‑cosmétiques. « Actuellement la France représente 95% du chiffre d’affaires sur ces produits. Nous aimerions renforcer notre présence à l’international sur les 30 pays où nous sommes déjà et nous implanter dans d’autres. Nous avons sélectionné pour leur potentiel la Turquie, la Malaisie, l’Espagne... Le but de ma présence est donc de recueillir les éléments qui nous permettront de mieux connaître ces marchés, d’avoir des contacts pour préparer des rencontres avec des distributeurs potentiels. Mieux vaut préparer en amont le terrain, organiser des rendez‑vous, présélectionner les distributeurs et le type de distribution souhaité avant de se lancer ».

En images Le mot de Thierry Boucard

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