Azur entreprises et commerces - 123 : Septembre-Octobre 2018

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La photo de la filière image et audiovisuel

Cette filière, la CCI a cherché à en connaître les contours. C'était l'objet d'une étude qu'elle vient de publier. Le poids du secteur sur la Côte ? Au total, 300 entreprises pour un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros et 1650 emplois. Dans cette "photo", on retiendra aussi plusieurs points. La répartition géographique : les bassins de Nice et de Cannes regroupent plus de 60% des entreprises du territoire. Ils constituent un véritable socle qui, autre particularité, est essentiellement constitué de TPE.

L'activité ensuite. Elle s'est développée principalement dans les prestations de services (138 M€ de CA soit 69% du total de la filière). Les créateurs de contenus ne représentent, eux, que 14% de l'activité globale pour cependant plus de 40% des 300 entreprises. Bon à connaître, également : les domaines de prédilection. En premier lieu la publicité et le shooting. Viennent ensuite l'institutionnel, les spectacles vivants (théâtre, concerts). Cinéma, télévision, clip et web arrivent en milieu de tableau. Bons derniers : les jeux vidéo.

Bilan et retombées économiques de la Commission du Film Côte d’Azur

La Commission du Film Côte d’Azur dont les compétences géographiques s’étendent à l’ensemble du département, est un véritable partenaire pour les producteurs de projets cinématographiques, audiovisuels et publicitaires. Le 20 septembre dernier, David Lisnard, Président de la Commission du Film Alpes‑Maritimes Côte d’Azur et Maire de Cannes a dressé le bilan de son activité. En 2017, elle a ainsi favorisé :

460 projets

1 533 jours de tournage dont 15 longs métrages (191 jours de tournage), 4 séries TV et 1 téléfilm (230 jours de tournage), 121 publicités (196 jours de tournage) et 84 émissions de télévision (207 jours de tournage)

22 927 nuitées

51 019 201 € de retombées économiques locales

117 344 183 € de retombées économiques indirectes (coefficient multiplicateur 2.3)

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Filière

La filière des industries de l'image et de l'audiovisuel accélère

Elle compte pas moins de 300 entreprises et plus de 1 600 emplois locaux : la filière est suivie de près par la cci, qui agit pour son développement et étudie les besoins de ses acteurs. Focus.

Au carrefour de l’art, du spectacle et des technologies, la filière des Industries de l'image et de l'audiovisuel continue de monter sur la Côte d'Azur et surtout s'apprête à accélérer. Portée par l'aura des mythiques Studios de la Victorine et des prestigieux réalisateurs qui y ont tourné, mais aussi la notoriété internationale de la Côte d’Azur, elle s'est structurée et compte maintenant être boostée par deux grands projets qui se concrétiseront l'an prochain : la reprise des studios niçois par la ville et la création d'un technopôle de l'image à Cannes, cité phare du cinéma international.

Les projets de Nice et de Cannes

A Nice, pour redynamiser les studios de la Victorine, la ville a constitué un comité d'experts piloté par Eric Garandeau, ancien président du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée, pour définir de nouvelles orientations stratégiques.

Les conclusions seront rendues en septembre dernier. A Cannes, c'est une véritable chaîne de l'innovation créative que la ville met en place. Cannes On Air est un vaste projet structurant autour de la production d'images, dans une ville déjà connue mondialement pour son Festival du Film.

Il s'agit, en effet, de créer à La Bocca, sur le site de la Bastide Rouge, un campus universitaire (1 000 étudiants) et une cité des entreprises dédiés au cinéma, au story telling, aux jeux vidéo et aux nouveaux médias. La première pierre des nouveaux bâtiments a été posée début juin et le pôle image au complet sera effectif à la rentrée 2019. Il est placé juste à côté du futur multiplex Cineum (douze salles) et sera en liaison avec L’Avant-Garde, un studio de création audiovisuelle dernier cri en cours d'aménagement dans une ancienne miroiterie du centre‑ville.

Pour la CCI Nice Côte d'Azur, qui soutient depuis des années la Commission du Film (voir l’encadré) chargée d'attirer les tournages sur la Côte, ce sont là autant de perspectives nouvelles pour la filière Image et audiovisuel qu'elle a lancée et dont elle accompagne aujourd'hui le développement en liaison avec le projet européen ChIMERA autour des industries culturelles et créatives.

Les entreprises attendent de l'animation et de la mise en réseau. Quant aux besoins et attentes des entreprises, ils portent en premier lieu sur l'animation et la mise en réseau. C'est ce qui est ressorti en premier dans une étude complète sur le secteur. « Pour nous, il est important de pouvoir rencontrer les autres acteurs de la filière afin de trouver des partenaires, monter des projets » explique Dominic Graziani de Machina Film qui s'est investi dans le Festival du Film Court de Nice. « Nous souhaiterions aussi qu'il soit possible de donner plus de visibilité au travail que réalisent les acteurs locaux de la filière. »

Pour Joe Bulitt à Menton (Rhinoceros production), « L'essor des séries TV est une aubaine pour les réalisateurs de fiction. Il faudrait aussi que les acteurs locaux dans ce domaine puissent être reconnus dans la région à travers des festivals et des rencontres. » Marielle Sade (Sade Production) croit en tout cas à la Côte d'Azur. Initialement à Paris et à Los Angeles, elle s'est installée en février à Nice où elle poursuit la production de sa Lolies story, une web série sur les rapports mère-fille à la manière du légendaire Un gars, une fille. « J'ai retrouvé entre Cannes et Nice un dynamisme, une vraie énergie, une ouverture à l'international qui me rappellent Los Angeles. Aussi, je n'envisage pas de revenir à L.A.. Ma société entre en incubation sur la Côte et je vais tourner prochainement à la Victorine et dans l'arrière-pays. »

Désormais chef de file de la French Tech Côte d'Azur sur Cannes, à travers la présidence de la nouvelle association Cannes is Up, Sébastien Aubert est ravi de ces nouveaux développements. En pionnier, il a fait le pari, il y a dix ans, de produire des films sur le territoire, loin de Paris. Et il a réussi. Son premier long‑métrage, The Strange Ones, maintes fois primé dans les festivals internationaux, est sorti en salles le 11 juillet. « Nous avons de remarquables talents sur la Côte, comme Todd Warren, qui, pour le son, a reçu l'équivalent des Oscars. Cannes on Air, viendra combler ce qui nous manquait dans la partie post‑production. Nous aurons tout ce qu'il faut pour réussir notre pari dans la nouvelle économie de la créativité. »

La photo de la filière image et audiovisuel Bilan et retombées économiques de la Commission du film Côte d’Azur

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