Azur entreprises et commerces - 109 : Décembre

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Les 8 propositions de la CCI pour passer du rouge au vert

Déployer la nouvelle ligne ferroviaire pour assurer une desserte TER performante et délester significativement l’A8 et le réseau routier

Rapprocher les réseaux de transports en commun pour optimiser les interconnexions entre les différents modes de transports

Rééquilibrer l’offre de transports en commun et son financement pour permettre aux entreprises de stabiliser leur contribution financière et adapter des tarifs en faveur des résidents

Mieux desservir les zones d’activités pour répondre aux besoins des entreprises et de leurs salariés et améliorer les trajets domicile‑travail

Optimiser les infrastructures existantes et la gestion des trafics pour délester l’A8 d’une partie du trafic poids lourds en transit et en développant mobilité intelligente et fluidité

Penser globalement l’urbanisation et les transportspour anticiper la desserte en transport et la circulation en amont des projets d’aménagement

Elaborer des projets de livraison du « dernier kilomètre » pour répondre aux besoins des professionnels en centre-ville tout en améliorant la qualité de vie en ville

Ouvrir de nouvelles liaisons directes aériennes vers l’Asie et les pays du Golfe pour renforcer la desserte internationale du territoire.

En vidéo : interview de Pascal Nicoletti

La concertation, voie vers les solutions

L'interdiction de transport de matières dangereuses (TMD) sur l'autoroute A8 en septembre dernier illustre bien la façon dont les problèmes peuvent être réglés par la concertation. Souvenez‑vous : suite à un incendie, l’un des 2 tunnels transfrontaliers de la Giraude avait été fermé. Pour éviter le risque d'une collision dramatique dans le tunnel restant, la circulation des camions de transports de matières dangereuses avait été interdite à partir du 11 septembre pour une durée indéterminée, dans les deux sens, du péage de Saint‑Isidore à la frontière italienne. Catastrophique pour l’économie azuréenne, notamment pour l'industrie grassoise du parfum.

Le groupe de travail qui a réuni entre autres à la Préfecture la CCI, Escota, Prodarom et la FNTR 06 (Fédération national des Transporteurs Routiers), a pu trouver une solution : le passage des TMD en convois de dix camions, convois gérés par la FNTR06. C'est de cette façon que le blocage a pu être évité jusqu'à la reprise normale du trafic début octobre.

Sophia Antipolis : une base de données de 15 000 trajets domicile-travail

Mieux connaître la localisation des salariés de la technopole pour ajuster les transports en commun: c'est ce qu'a cherché Sophia Club Entreprises qui pilote déjà un plan de déplacement inter‑entreprises. " Nous avons lancé une grande enquête et collecté 15.000 trajets domicile-travail ", note Etienne Delhaye, directeur du club. " C'est un nombre significatif pour pouvoir contribuer à la réorganisation et au dimensionnement des transports en commun sur Sophia Antipolis. Cette base de données, dont l'analyse été faite par la CCI, nous l'avons transmise aux AOT. Car le projet de bus‑tram engagé par la CASA apportera certes une amélioration significative sur l'axe Antibes‑Sophia. Mais il ne résoudra pas les problèmes d'accès pour ceux qui viennent des autres secteurs. "

Restera aussi à régler la question des 2 derniers kilomètres à l'intérieur de la technopole, une fois arrivé à la gare routière. En travaillant avec Skema Business School, des idées sont sorties, comme transporter les vélos dans les bus pour aller jusqu'au lieu de travail. Ou encore, monter un mini réseau de bus très agile avec de petits véhicules et un maillage très fin pour assurer ces deux derniers kilomètres.

Ligne Nouvelle Côte d'Azur : une phase de concertation capitale au premier semestre 2016

Priorité à la désaturation du nœud ferroviaire de Nice ! Pour Jean-Michel Cherrier, chef de la mission Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur, les choses sont claires : la décision a été prise et elle doit conduire à la réalisation à l'horizon 2030 de la première phase de la Ligne Nouvelle PACA. Il s'agit du tronçon qui part de la future gare multimodale de Nice Aéroport et arrive à Mouans‑Sartoux avec la création d'une gare à l’Ouest, dans le secteur de Sophia Antipolis. Cette première partie permettra d'organiser des liaisons TER en boucle entre Nice, Cannes et Grasse via Sophia.

"Aujourd'hui, les décisions structurantes ont été prises", précise Jean-Michel Cherrier. " Nous engageons maintenant le processus administratif. Plusieurs variantes de tracé précis ont été étudiées dans les zones de passage préférentielles qui avaient été définies. L'ensemble de ces variantes sera présenté en concertation de mars à fin juin 2016 pour dégager un tracé préférentiel et la position préférentielle de la gare à l’Ouest. Dans cette phase de concertation, il est important que les motivations du territoire s'expriment afin de dégager un consensus sur le tracé précis et la position de la gare ".

Retour En avant

Transports

Ligne ferroviaire nouvelle, livraisons, embouteillages : le dossier transports plus que jamais ouvert...

Constat, enjeux et propositions de la CCI sur ce grand dossier, déterminant pour le développement de la Côte d’Azur.

Se déplacer sur la Côte d’Azur signifie bouchons quasi quotidiens aux heures de pointe sur l'A8, accès de Sophia Antipolis ou de Carros qui saturent matin et soir, usagers des TER qui se qualifient de "naufragés" : pourtant capital pour le développement économique des Alpes‑Maritimes, le dossier des transports reste plus que jamais ouvert. Ces difficultés ont non seulement un impact direct sur l’environnement et la qualité de vie, mais également sur la compétitivité des entreprises.


Pour trouver des solutions, la CCI Nice Côte d'Azur a apporté une nouvelle contribution au printemps dernier en réalisant avec ses partenaires socio‑économiques un "grand‑angle transports et déplacements", assorti de 8 propositions prioritaires pour améliorer l'accessibilité et les déplacements dans les Alpes‑Maritimes. Des propositions bien ciblées qui font leur chemin. Avec Pascal Nicoletti, membre élu CCI en charge des transports, le point sur trois de ces priorités : la desserte des zones d'activité, la " logistique urbaine " avec la question des livraisons et, côté ferroviaire, le projet de Ligne Nouvelle Côte d'Azur.


Desserte des zones d'activités

" La vraie difficulté tient dans les lignes transversales comme celle de Grasse‑Carros pour lesquelles l'équilibre des financements est difficile à trouver ", explique Pascal Nicoletti. " Pour contribuer à des solutions, Sophia Club Entreprise - accompagné par la CCI - a fait un gros travail pour mieux connaître le positionnement des salariés notamment ceux de Sophia Antipolis. Mais le problème, c'est que les AOT (Autorités Organisatrices de Transports) sont habituées à regarder chez elles... et pas à côté ".


Une situation qui devrait changer

Avec les évolutions amenées par la loi NOTRe, qui donne de nouvelles compétences aux régions, les AOT seront amenées à dialoguer entre elles. C’est d’ailleurs l’objet du groupe de travail sur la desserte des zones d’activité, réunissant le Conseil départemental, la CCI, les AOT et les clubs d’entreprises et qui a déjà conduit à de premières avancées.


" Car il ne faut pas oublier que les entreprises financent les AOT à travers le versement transport. Il représente aujourd'hui 132 millions d'euros dans le département et a été multiplié par 3 depuis 2000. C'est une taxe prélevée aux entreprises mais dont leurs salariés profitent peu. Car si elles financent, elles ne sont pas partie prenante ", insiste l’élu CCI. D'où un positionnement moindre des AOT sur la desserte des zones d'activité... " Aussi, avec les clubs d'entreprises, pour faire valoir les besoins des salariés en termes de transport en commun. Nous demandons que les entreprises puissent être représentées dans les AOT et contribuer aux décisions. "


Logistique urbaine

" Le travail sur les livraisons engagé actuellement sur la Métropole Nice Côte d'Azur par les autorités, les commerçants et les transporteurs, préfigure ce qui devra se faire demain dans toutes les villes" estime Pascal Nicoletti. " Ce travail touche à l'évolution du commerce. Avec la multiplication de livraisons "gratuites", l'essor de l'e‑commerce s'est appuyé sur une cascade de sous‑traitants "transport" et une multiplication de véhicules sur le "dernier kilomètre". Ce qui conduit à des livraisons en double file de plus en plus fréquentes."


Comme lors de l'épisode d'interdiction de transport de matières dangereuses sur l'autoroute A8 en septembre dernier, la concertation avec les professionnels du transport se pratique également pour la question des livraisons en ville. "Nous faisons valoir nos besoins pour satisfaire nos clients de centre-ville : des plages horaires et des places réservées aux livraisons ", note Patrick Mortigliengo, président de la FNTR 06. " Des places qui ne soient pas squattées par des véhicules de particuliers, ce qui nous oblige à nous arrêter en double file, gênant ainsi le passage des bus. Mais la clé pour régler ce problème de livraison, c'est également la rapidité. Pour accélérer le temps de déchargement, il s'agit d'éviter la livraison en vrac et de livrer au maximum par palette, le commerçant se chargeant de venir chercher la marchandise ".


Pour Pascal Nicoletti, " Il faut aussi réinventer le système dans des villes qui deviennent de plus en plus denses. Arrêter de faire croire que tout le monde peut être livré chez soi en permanence et éviter que cela ne se fasse au détriment de l'intérêt général. Si on laisse faire, le choc de l'e‑commerce, ne sera pas possible à supporter. Il faut d'autre part que les commerçants de centre‑ville puissent être livrés, avec des aires de livraison qui ne soient pas occupées par des véhicules particuliers. C'est à cela que nous travaillons."


Ligne Nouvelle Côte d'Azur

Sur ce grand volet du dossier transport azuréen, du retard a été pris pour la première partie du projet concernant la création d'une ligne de Nice à Mouans‑Sartoux via Sophia Antipolis, qui permettra la mise en place d'un circuit TER en boucle avec Cannes. " Il sera essentiel dès 2016 d’être tous mobilisés lors de la concertation sur le choix du tracé, afin de respecter le calendrier de ce projet, qui a déjà subi trop de retard " souligne Pascal Nicoletti. Il est donc essentiel de démarrer cette mobilisation au début de l'année prochaine.


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